Durable ou saisonnier : la première question
Un commerce a deux types de décor. Le décor de fond, qui porte l’identité de la marque et reste plusieurs années. Et le décor de campagne, qui change avec les soldes, la rentrée, les fêtes ou une collection.
L’impression directe sert le premier. L’encre est posée sur le support et le visuel se retire en repeignant le mur ou en nettoyant le verre. Pour une campagne de quelques semaines, la vitrophanie adhésive se pose et se décolle plus vite, pour moins cher. Le comparatif impression directe ou vitrophanie adhésive détaille le seuil à partir duquel l’une prend le pas sur l’autre.
Une bonne répartition, dans beaucoup de boutiques : le mur du fond et le logo imprimés pour durer, la vitrine en partie imprimée pour l’identité, et une zone de vitrine laissée libre pour les messages de saison.
Le mur du fond
C’est la surface la plus visible depuis l’entrée et souvent la plus grande. Elle attire le regard vers l’arrière de la boutique, là où les clients s’avancent moins naturellement. Un visuel fort y fait office d’appel.
Trois points à caler avec l’agencement :
- les étagères et les présentoirs, qui masquent une partie du mur. Le visuel se compose autour, pas derrière ;
- l’éclairage des rayons, qui change la perception des couleurs ;
- la hauteur, la machine imprimant jusqu’à environ 4 m depuis le sol.
Sur un mur de brique, de béton ou d’enduit, le relief du support reste visible sous l’encre. C’est souvent recherché dans une boutique au style brut. Sur un mur très irrégulier, la netteté baisse dans les creux.
La vitrine
La vitrine est la seule surface que voient les passants qui n’entrent pas. En décoration vitrine, l’impression directe remplace l’adhésif pour les visuels qui restent. Une imprimante verticale imprime directement sur le verre, avec une sous-couche d’encre blanche qui rend le visuel opaque. Sans cette sous-couche, les couleurs restent translucides, ce qui peut aussi servir : un logo visible depuis la rue qui laisse passer la lumière du jour.
Ce qui distingue l’impression de l’adhésif sur une vitrine :
- pas de bord qui se décolle, pas de bulles, pas de traces de colle au retrait ;
- un rendu plus fin sur les petits textes, sans découpe ;
- un retrait plus long, au grattoir et au solvant, quand l’adhésif se décolle à la main.
La page impression sur vitrine précise les contraintes : épaisseur du vitrage, accès des deux côtés, vitres feuilletées ou traitées.
Le sol
Peu de prestataires impriment au sol. C’est pourtant une surface libre dans la plupart des boutiques : un tapis d’accueil imprimé à l’entrée, un cheminement vers une zone de produits, un logo devant la caisse.
Un marquage au sol demande plus de précautions qu’un mur. Il faut un sol propre, sec, peu poreux, et un vernis de protection. La tenue dépend du passage, des roulettes de chariots et du produit de nettoyage. Aucune donnée indépendante n’existe à ce sujet. Le détail est sur la page impression au sol.
Pour un sol très fréquenté, mieux vaut une zone de taille modeste, observée quelques mois, avant de décider d’étendre.
Rester dans la marque
Une enseigne a souvent une charte stricte. Pour que le mur respecte celle-ci :
- fournissez le logo en vectoriel et les références de couleur de la charte ;
- demandez une maquette sur la photo réelle du mur et de la vitrine ;
- pour une teinte critique, prévoyez un essai de couleur sur le support avant le lancement ;
- sur un mur de couleur, la sous-couche blanche évite que la teinte du mur ne se mélange au visuel.
Pour un réseau de boutiques, le même fichier se décline sur des murs de tailles différentes. La maquette se fait mur par mur, à partir d’une photo de face et des cotes. Le logo mural obéit aux mêmes règles de fichier.
Un chantier calé sur l’ouverture
Les cas les plus courants :
- Une boutique en cours d’aménagement : on imprime après la peinture et avant l’installation du mobilier. C’est le moment le plus simple : murs dégagés, sol protégé, aucun client.
- Une boutique ouverte : on intervient avant l’ouverture ou le jour de fermeture. Il faut dégager environ deux mètres devant le mur et une prise électrique.
- Une boutique en centre commercial : les travaux suivent les horaires imposés par le centre, souvent tôt le matin ou après la fermeture.
L’encre sèche sous la lampe UV au passage de la tête. Pour quelques mètres carrés, le chantier dure quelques heures. La boutique ouvre normalement ensuite.
Ce que ça coûte
| Visuel | Prix indicatif |
|---|---|
| Logo ou texte en aplat | à partir de 180 € HT/m² |
| Visuel en couleur | 220 € HT/m² |
| Photo, ou visuel sur verre ou mur sombre avec sous-couche blanche | 260 € HT/m² |
| Création graphique | à partir de 300 € HT |
| Minimum de commande | 1 000 € HT |
Exemple : un mur de fond de 6 m² en couleur et un logo de vitrine de 1,5 m² sur sous-couche blanche, soit 6 x 220 + 1,5 x 260 = 1 320 + 390 = 1 710 € HT, hors déplacement. Le déplacement est chiffré au devis selon la distance de l’atelier partenaire. Le simulateur de prix donne une première fourchette.
Les limites
- Une vitrine changée chaque mois : l’adhésif reste plus économique.
- Un sol en moquette, en parquet huilé ou en carrelage très poreux : l’encre tient mal ou pas du tout.
- Une vitre avec film solaire ou traitement de surface : ce film peut empêcher l’adhérence, et il faut le vérifier avant le devis.
- Une façade au-dessus de 4 m : la machine au sol n’y monte pas.