Comment fonctionne un robot d’impression de sol
L’impression au sol reprend le principe de l’impression murale, posé à l’horizontale. Au lieu d’un mât vertical, la machine roule sur le sol ou sur un portique, et la tête balaie la surface en bandes successives. L’encre UV durcit sous la lampe au moment du dépôt. Certaines machines savent imprimer les deux : elles se montent en mode mur ou en mode sol. Le principe de base est décrit sur la page imprimante murale.
La tête doit rester à une distance constante du sol. Des capteurs compensent de légères irrégularités, pas une pente marquée ni une marche. Le visuel se construit ainsi bande par bande, sans raccord visible.
Une sous-couche blanche permet, comme sur un mur, d’imprimer des couleurs franches sur un béton gris, un parquet foncé ou une résine sombre.
Les supports
Le sol doit être sec, propre, dégraissé et plan. Voici comment se comportent les supports courants.
Béton
Un béton lissé ou ciré se prépare : retrait de la cire, dégraissage, parfois un léger ponçage. Un béton brut et poreux boit l’encre de façon irrégulière, une couche d’impression primaire peut être nécessaire. Une chape neuve doit avoir terminé son séchage, qui se compte en semaines.
Résine
Une résine époxy ou polyuréthane en bon état offre une surface lisse et régulière, favorable à l’impression. Elle se dégraisse avant le chantier. Une résine qui se décolle ou cloque doit être reprise avant.
Bois
Un parquet vitrifié s’imprime après dégraissage, et parfois un égrenage léger pour aider l’accroche. Un parquet huilé ou ciré pose problème : l’huile et la cire empêchent l’encre de tenir. Les joints entre lames restent visibles sous le visuel.
Carrelage
Le carrelage émaillé s’imprime bien, mais les joints creux interrompent l’encre et restent visibles. Un carrelage très structuré ou antidérapant à relief marqué donne un rendu irrégulier. Le cas du carrelage, au mur comme au sol, est traité sur la page impression sur carrelage.
Ce qui ne s’imprime pas
- moquette, jonc de mer, sols textiles ;
- sols souples qui se déforment au passage (caoutchouc épais, dalles amortissantes) ;
- sols humides par remontée capillaire ;
- surfaces très irrégulières, pavés, gravillons.
Le vernis de protection
Sur un mur, le vernis est une option. Au sol, il est indispensable. Les semelles, les roulettes, le sable et le lavage usent rapidement une encre sans protection.
Le vernis forme une couche transparente au-dessus du visuel. Il se choisit selon trois critères :
- le trafic : un hall d’entrée demande un vernis plus épais qu’une chambre ;
- la glissance : un vernis à charge antidérapante est recommandé là où l’on marche avec des chaussures mouillées ;
- l’aspect : mat, satiné ou brillant, selon le rendu voulu.
Le vernis s’use en premier. Selon le passage, une nouvelle couche peut être appliquée sans réimprimer le visuel, tant que l’encre n’a pas été atteinte.
Les usages
Commerce
Un chemin qui guide vers une zone, un motif devant la caisse, un logo à l’entrée, une mise en scène autour d’un produit. Peu de commerces décorent leur sol : un visuel à cet endroit se remarque. La page commerce détaille les autres surfaces imprimables en boutique.
Hall d’entrée et accueil
Un logo au sol, une rose des vents, un motif qui prolonge une fresque murale. Le visuel accompagne l’arrivée des visiteurs. Le passage y est soutenu : le vernis doit suivre.
Salle de sport
Repères d’exercice, zones délimitées, logo du club, motif graphique. Sur un sol dur et plan, l’impression permet des repères précis sans adhésif qui se décolle. Les zones de poids libres, où des charges tombent au sol, usent la surface plus vite.
Signalétique décorative
Flèches, numéros, cheminements, zones d’attente dessinées. Pour une signalétique de sécurité réglementée, comme les issues de secours, les marquages obligatoires suivent des normes précises : l’impression décorative ne les remplace pas. Les textes applicables sont consultables sur legifrance.gouv.fr.
Intérieur privé
Un tapis imprimé dans une entrée, un motif de carreaux de ciment sur une chape, un jeu dans une chambre d’enfant. Le trafic y est faible, le vernis tient plus longtemps.
Les limites
Le trafic intense
Sur un passage très soutenu, comme une galerie commerciale, une gare ou une entrée de magasin très fréquentée, le vernis s’use vite et demande un entretien régulier. L’impression de sol convient mieux à un trafic modéré, ou à une zone située hors du passage principal.
L’extérieur
Le soleil, la pluie, le gel, le sable et les engins usent un sol extérieur beaucoup plus vite qu’un sol intérieur. Même un mur extérieur ne tient que 2 à 5 ans selon le marché. Au sol, l’usure mécanique s’ajoute aux intempéries. Fresquerie ne recommande pas l’impression de sol en extérieur pour un visuel qui doit durer.
Le recul
L’impression au sol est plus récente que l’impression murale. Aucune donnée de tenue indépendante n’est publiée, et les chiffres de durée annoncés pour les murs ne s’appliquent pas au sol. L’article combien de temps dure une impression murale explique d’où viennent les chiffres du marché et leurs limites.
L’immobilisation
La zone doit être fermée pendant l’impression et le séchage du vernis. Dans un commerce, le chantier se planifie souvent un jour de fermeture.
Prix et devis
L’impression au sol part de la grille au mètre carré de Fresquerie, présentée sur la page prix de l’impression murale, avec un minimum de commande de 1 000 € HT. Le vernis et la préparation du sol s’ajoutent, chiffrés au devis selon le support et le trafic.
Pour une étude, envoyez une photo du sol, ses dimensions, sa nature et l’usage du lieu via la demande de devis. Le support est vérifié avant tout chiffrage.