Comment on imprime sur du verre
L’impression sur vitrine utilise la même machine que l’impression murale : un rail posé au sol, un mât vertical et une tête qui imprime en bandes successives. L’encre UV durcit sous la lampe au moment où elle touche le verre. Elle ne coule pas, même sur une surface lisse et verticale. Le fonctionnement complet est décrit sur la page imprimante murale.
Le verre pose deux questions qu’un mur ne pose pas : la transparence et le sens de lecture.
La sous-couche blanche
Sur du verre, une encre de couleur seule reste translucide. Elle colore la lumière comme un vitrail, sans couvrir. Pour obtenir des couleurs franches, la machine dépose une couche d’encre blanche derrière la couleur. Le blanc joue le rôle du papier : il renvoie la lumière et rend le visuel opaque.
Sans sous-couche, on obtient un effet teinté, utile pour une frise colorée ou un motif léger. Avec sous-couche, on obtient un visuel plein, lisible de jour comme de nuit.
Les zones transparentes
Tout ce qui n’est pas imprimé reste du verre clair. On peut donc imprimer un logo, un texte ou une illustration détourée, et laisser la vitrine transparente autour. On peut aussi couvrir toute la surface pour masquer l’intérieur, ou imprimer un dégradé de densité qui laisse passer plus ou moins la lumière.
La face intérieure de la vitre
L’impression se fait côté intérieur. Le visuel est imprimé en miroir, couleur d’abord, blanc ensuite. Vu de la rue, il apparaît à l’endroit, derrière le verre.
Ce choix a trois avantages :
- le visuel est protégé de la pluie, du gel et du lavage extérieur ;
- il est hors de portée des passants, des rayures et des affichages sauvages ;
- le verre lui donne un aspect brillant et profond.
La machine doit pouvoir se placer devant la vitre, côté boutique. L’espace de vitrine doit être vidé sur environ un mètre de profondeur pendant le chantier.
Vitrophanie adhésive ou impression directe
La vitrophanie, c’est un film adhésif imprimé puis collé sur la vitre. C’est la solution la plus répandue. L’impression directe s’en distingue sur plusieurs points.
| Critère | Impression directe | Vitrophanie adhésive |
|---|---|---|
| Pose | Machine sur place, quelques heures | Film imprimé en atelier, puis posé |
| Bulles, plis, bords | Aucun | Possibles, surtout sur grande surface |
| Raccords | Aucun | Lés à raccorder au-delà de la largeur du film |
| Vision à sens unique | Non | Oui, avec un film microperforé |
| Petite surface | Minimum de commande élevé | Plus économique |
| Retrait | Grattage et nettoyage | Décollage, résidus de colle possibles |
L’adhésif reste le meilleur choix dans trois cas : une petite surface, un changement de visuel très fréquent, ou un besoin de voir dehors depuis l’intérieur sans être vu, que seul le film microperforé permet. La comparaison détaillée est sur la page vitrophanie ou impression directe.
L’impression directe prend l’avantage sur une grande vitrine, un visuel posé pour longtemps, ou un rendu sans bord ni défaut de pose.
Les usages
L’identité du commerce
Nom, logo, horaires, activité. Un visuel permanent qui tient plusieurs années côté intérieur. La page logo mural détaille la préparation d’un logo pour l’impression.
Les campagnes saisonnières
Fêtes de fin d’année, soldes, rentrée, été. L’impression directe convient aux campagnes répétées si le rythme reste raisonnable : chaque changement demande un retrait puis une nouvelle impression. Pour une vitrine qui change toutes les deux semaines, l’adhésif coûte moins cher. Pour deux à quatre visuels par an sur une grande vitrine, l’impression directe se défend, surtout si une partie du visuel reste fixe et que seule une zone change.
L’occultation
Bureaux en rez-de-chaussée, cabinet médical, salle de réunion vitrée. Un dégradé ou un motif imprimé masque la vue tout en laissant passer la lumière. La page commerce traite aussi des contraintes de visibilité depuis la rue.
Les cloisons vitrées intérieures
Les verrières et cloisons de bureau s’impriment de la même manière, avec l’avantage d’un accès possible des deux côtés. Sur une cloison de salle de réunion, une bande imprimée à hauteur des yeux suffit souvent : elle signale la paroi, évite qu’on la heurte et préserve une part de discrétion. Le haut et le bas restent clairs, la lumière continue de circuler dans l’étage.
Nettoyage
Côté rue, la vitre se nettoie comme d’habitude : le visuel n’est pas exposé. Côté intérieur, la surface imprimée se lave à l’eau savonneuse avec une éponge douce ou une microfibre. Évitez les grattoirs, les éponges abrasives et les produits à base de solvant sur la zone imprimée. Un vernis peut être ajouté si la face intérieure est souvent touchée, par exemple dans une vitrine accessible au public.
Retrait
Une impression sur verre se retire. L’encre tient en surface, sans pénétrer dans le verre. Le retrait se fait en général par grattage à la lame, puis nettoyage. Sur une grande surface, il demande quelques heures de travail. Il est chiffré au devis si vous prévoyez de changer de visuel.
Une vitrine en location est un point à anticiper : vérifiez votre bail, et prévoyez le retrait avant la restitution des locaux.
Prix et limites
L’impression sur vitrine suit la grille Fresquerie. Un visuel avec sous-couche blanche se chiffre au tarif photo avec blanc, 260 € HT/m², avec un minimum de commande de 1 000 € HT. La page des prix détaille les exemples et le simulateur.
Les limites à connaître :
- hauteur imprimable d’environ 4 m depuis le sol intérieur ;
- montants, traverses et joints de vitrage interrompent le visuel ;
- un verre bombé ou très granité ne s’imprime pas ;
- un visuel publicitaire peut relever du règlement local de publicité, à vérifier en mairie ou sur service-public.fr.
Pour un chiffrage, envoyez une photo de la vitrine depuis la rue et depuis l’intérieur via la demande de devis.