Un fichier d’impression murale se juge sur deux critères : la taille finale sur le mur et la distance à laquelle on le regarde. Un logo vu de près dans un hall et une photo de paysage vue depuis le fond d’une salle n’ont pas les mêmes besoins. Voici les repères qu’un atelier applique.
La résolution utile dépend de la distance de lecture
Les imprimantes murales annoncent des définitions de 300 à 1 800 dpi selon les machines. Ce chiffre décrit ce que la machine sait poser, pas ce que votre fichier doit contenir. Ce qui compte, c’est le nombre de pixels de votre image rapporté à la taille du mur, exprimé en pixels par pouce à taille réelle.
Plus on regarde de loin, moins il en faut. Les repères suivants sont des ordres de grandeur d’atelier :
| Distance de lecture | Exemple | Résolution à taille réelle |
|---|---|---|
| Moins de 1 m | Couloir étroit, mur à côté d’une table | Environ 150 ppp |
| 1 à 3 m | Salon, bureau, chambre | Environ 100 ppp |
| Plus de 3 m | Hall, salle de restaurant, préau | 50 à 75 ppp |
Pour passer en pixels : largeur en centimètres, divisée par 2,54, multipliée par la résolution. Un mur de 3 m de large vu à 2 m demande donc environ 300 / 2,54 x 100, soit près de 12 000 pixels de large. Vu à 5 m, environ 6 000 pixels suffisent.
Une photo de téléphone fait souvent autour de 4 000 pixels de large. Étalée sur 3 m, elle donne environ 34 ppp : correct de très loin, flou de près.
Vectoriel ou image
Deux familles de fichiers coexistent.
Le vectoriel décrit des formes, pas des pixels. Un logo, un pictogramme, un texte, une illustration en aplats : tout ce qui a été dessiné dans un logiciel de dessin vectoriel. Il s’agrandit sans limite et sans perte. C’est le format idéal pour un logo mural ou une signalétique. Formats courants : PDF vectoriel, AI, EPS, SVG.
L’image matricielle est faite de pixels. Une photo, une peinture numérisée, une illustration peinte numériquement. Sa qualité dépend de sa définition, et elle ne gagne rien à être agrandie. Formats courants : TIFF, PSD, JPEG en qualité maximale, PNG.
Un même visuel peut combiner les deux : une photo en fond, un texte et un logo vectoriels par-dessus. Envoyez alors un PDF qui garde les éléments vectoriels comme tels, ou les fichiers séparés.
Évitez de transformer un logo vectoriel en image avant de l’envoyer : vous perdez sa netteté. Évitez aussi les JPEG compressés plusieurs fois, dont les défauts deviennent visibles à l’échelle d’un mur.
Les profils couleur
Votre écran affiche des couleurs en RVB, lumineuses. Le mur les restitue avec des encres, sur un support qui a sa propre couleur. Il y aura toujours un écart entre l’écran et le mur.
Pour le réduire :
- envoyez le fichier avec son profil couleur incorporé, sRGB ou Adobe RGB pour une image RVB, ou le profil CMJN utilisé si votre graphiste a travaillé en CMJN ;
- ne convertissez pas vous-même sans connaître le profil de l’atelier : c’est lui qui convertit vers sa machine et ses encres ;
- signalez les couleurs imposées : une teinte de charte, une référence Pantone, un code de couleur précis. L’atelier cherchera la teinte la plus proche et vous dira si elle est atteignable ;
- tenez compte du fond : sur un mur coloré, les encres se mélangent avec la teinte du mur, sauf si une sous-couche blanche est prévue.
Une bande d’essai sur le mur, quand le projet le permet, reste le moyen le plus sûr de valider une couleur critique. Demandez-la au moment du devis.
Le blanc
L’encre blanche ne se gère pas comme une couleur ordinaire. Elle sert de sous-couche pour imprimer sur un fond sombre ou sur du verre, ou pour obtenir un blanc franc dans le visuel. Vous n’avez pas à préparer cette couche : l’atelier la construit à partir de votre fichier. Indiquez seulement si certaines zones doivent rester transparentes, par exemple sur une vitrine.
Textes et détails fins
- Vectorisez les textes ou fournissez les polices utilisées.
- Gardez une taille de lettre lisible depuis la distance de lecture réelle.
- Sur un mur à relief, brique ou béton, évitez les textes très fins et les détails minuscules : les joints les absorbent. Le guide quels murs peut-on imprimer détaille ce point.
Les droits sur l’image
Vous devez disposer des droits sur l’image fournie : votre photo, une image achetée sous licence, une création commandée. Une image trouvée sur internet n’est pas libre par défaut, et un mur visible du public expose davantage qu’un usage privé. Les principes du droit d’auteur figurent dans le Code de la propriété intellectuelle.
Ce que l’atelier vérifie
Avant d’imprimer, Fresquerie et l’atelier partenaire contrôlent :
- la résolution à taille réelle, au regard de la distance de lecture ;
- le cadrage sur le mur : portes, prises, angles, plinthes, sur la maquette réalisée à partir de la photo du mur ;
- les marges et la zone de sécurité autour des éléments importants ;
- les couleurs imposées et le besoin d’une sous-couche blanche ;
- la lisibilité des textes au regard du support.
Si le fichier ne tient pas à la taille voulue, vous êtes prévenu avant le chantier, avec les options possibles : réduire la surface, changer d’image, ou faire retravailler le visuel.
Pas de fichier ?
Si vous n’avez qu’une idée, une photo d’ambiance ou un logo en basse définition, la création graphique démarre à 300 € HT. Elle part des dimensions exactes du mur. Les détails sont sur la page prix de l’impression murale, et les usages courants sur la page fresque murale imprimée.